Bruno Retailleau appelle l’Etat à mettre un terme aux retards de paiement des aides aux agriculteurs ligériens

J’ai rencontré, le 2 août dernier à Paris, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Stéphane TRAVERT, auquel j’ai tenu à rappeler que nombre d’exploitations agricoles ligériennes, de la filière élevage en particulier, étaient aujourd’hui confrontées à une situation financière dramatique.

En effet, de nombreux éleveurs qui se sont engagés sur incitation de l’Etat, dans une démarche vertueuse visant à améliorer la qualité des eaux et la biodiversité, subissent des retards de paiement inacceptables pour le versement des avances remboursables prévues, dans le cadre des mesures agroenvironnementales et climatiques, mises en place par l’Etat. Cette situation est d’autant plus insupportable, qu’en 2017 le revenu d’un agriculteur sur deux est inférieur à 350 euros. J’ai, en conséquence, demandé au Ministre de tout mettre en œuvre pour que ces règlements soient effectués par l’Etat dès septembre prochain.

L’Etat a également décidé, pour couvrir l’impasse financière de 853 millions d’euros destinés aux fermes de montagne et à l’agriculture biologique, de revoir l’affectation des crédits versés au titre de la PAC pour la période 2018/2020. Cela se traduira par un transfert de 4,2% des crédits du « Pilier 1 » consacré aux aides directes à la production vers le « Pilier 2 » dédié au développement rural, à l’installation des jeunes, au bio et aux zones de montagne. Cette mesure ne peut cependant s’opérer au détriment de l’agriculture ligérienne. C’est la raison pour laquelle, j’ai demandé avec détermination au Ministre que les Régions soient en charge de la répartition des fonds transférés.

S’agissant, enfin, de la situation de la pêche, j’ai souligné que deux grandes urgences se posaient à nos marins pêcheurs aujourd’hui.

La première est celle de l’impossibilité de mettre en œuvre le zéro rejet qui n’apportera, en outre, aucune valeur ajoutée à l’atteinte de l’objectif d’une gestion des stocks halieutiques qui puisse assurer leur exploitation au niveau du rendement maximal durable.

J’ai souligné que l’ensemble des Régions, membres de l’Arc Atlantique s’était ainsi prononcé pour l’adoption d’un moratoire concernant la mise en œuvre de l’obligation de débarquement.

Enfin, à l’heure même où les négociations sur le Brexit viennent de s’engager, j’ai rappelé au Ministre que la pêche ne pouvait être en aucun cas une variable d’ajustement et qu’il était indispensable de défendre auprès de Bruxelles comme de Londres les intérêts de nos marins pêcheurs dont certains dépendent à plus de 50% de leurs apports, des eaux britanniques

Bruno RETAILLEAU, Président du Conseil régional des Pays de la Loire