Bruno Retailleau réagit à la polémique sur la clause Molière

Lors de la session du conseil régional, la gauche a tenté de soulever une polémique sur la clause Molière. Dans cette affaire, la position de la Région est pourtant claire.

Nous avons été parmi les premières régions à annoncer, dès avril 2016, au moment du vote de notre premier budget primitif, notre volonté d’introduire un dispositif de ce type dans nos marchés publics pour encourager les entreprises à recourir à de la main d’œuvre française et protéger ainsi nos emplois régionaux.

Sur ce sujet, je refuse deux voies :

– la voie de l’abandon, celle qu’a choisi le Gouvernement qui se cache derrière des arguties juridiques pour ne pas mener le combat pour modifier la législation européenne sur les travailleurs détachés.

– et la voie de l’illusion, qui consiste à faire croire qu’il suffirait d’ imposer l’usage du français sur tous les chantiers pour résoudre les problèmes que pose la directive sur le travail détaché.

Face à ces deux impasses, je choisis la voie de l’efficacité. Le Conseil régional va donc renforcer le dispositif prévu par la clause Molière qu’il a adopté l’an dernier, en imposant aux entreprises titulaires des marchés régionaux qu’elles recourent à un interprète chargé d’informer leurs salariés étrangers du droit social français. En effet, le droit social français a un coût et il n’est pas normal que ce coût soit simplement supporté par les travailleurs français du seul fait que les travailleurs étrangers, parce qu’ils ne comprennent pas le français, ne sont pas en mesure de réclamer ces droits.

Tant que la directive sur les travailleurs détachés ne sera pas abrogée, ce que je souhaite, c’est le seul moyen de réduire les effets de la concurrence déloyale que subissent les travailleurs français, au profit des travailleurs détachés.

Bruno RETAILLEAU Président du Conseil régional des Pays de la Loire