La conférence nationale des territoires apparait de plus en plus comme un marché de dupes et un exercice de communication.

Le Président de la République a tenté de rassurer les élus sur ses intentions. La réalité c’est qu’il a décidé de préparer une baisse drastique des budgets communaux sans prévoir aucune contrepartie qui permette aux communes d’absorber ces économies.

Le dernier coup qui vient d’être porté au monde rural et aux petites communes est l’annulation par décret de 209 millions d’€ de crédits de paiement (21 % de l’enveloppe ) qui étaient destinés à « la politique des territoires et aux relations avec les collectivités locales.  »

Le Président de la République donne le sentiment qu’il ne perçoit pas la fracture territoriale qui divise la France et l’état de déréliction dans lequel se trouve une partie des territoires français abandonnés par les services publics et bientôt privés de tout.

Après la suppression de la taxe d’habitation, ces annulations de crédits auront pour conséquence de creuser encore un peu plus les écarts qui existent entre les régions riches et celles qui ne le sont pas. Il y a une autre France que la France des métropoles. La moitié des français vivent dans des communes de moins de 10000 habitants. Ils méritent comme les autres l’attention des pouvoirs publics.

Le quinquennat précèdent a oublié l’aménagement du territoire le quinquennat qui s’annonce semble malheureusement prendre le même chemin.