Crise agricole : face à l’aveuglement gouvernemental, il faut une mobilisation régionale.

Les responsables régionaux de la FNSEA et des JA viennent de publier une lettre ouverte pour alerter sur la situation dramatique dans laquelle se trouve l’agriculture aujourd’hui.
Une fois de plus, les agriculteurs tirent la sonnette d’alarme face aux difficultés immenses auxquelles ils sont confrontés. Et une fois de plus, nous ne pouvons que constater l’incapacité du Gouvernement à tenir ses engagements à l’égard de la profession agricole.
A la rentrée,  le Premier Ministre avait en effet promis de débloquer des aides et d’enrayer la baisse des prix :
–          Sur les aides, nous sommes très loin du compte puisque des mesures comme l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties ou même la simplification administrative n’ont toujours pas été mises en œuvre, faute de volonté politique. Sur la simplification, non seulement les contrôles continuent mais les complexités bureaucratiques s’accentuent !  
–          Quant aux prix, ils sont en baisse dans pratiquement toutes les productions animales, que ce soit sur le porc, la viande bovine, le lait ou même la volaille. Aujourd’hui, ce sont des milliers d’éleveurs qui sont au bord du dépôt de bilan, risquant à tout moment de mettre la clé sous la porte.
Jamais la situation n’a été aussi grave pour nos agriculteurs, et jamais un Gouvernement n’a été aussi sourd et aveugle devant la détresse du monde agricole.
Face à cet aveuglement gouvernemental, il faut une mobilisation régionale en faveur de l’agriculture. Car les Régions peuvent agir: elles disposent de la compétence économique et gèrent désormais une partie des fonds européens.  C’est la raison pour laquelle, depuis le début de cette campagne électorale, je propose de lancer dans les Pays de la Loire un grand plan d’urgence en faveur de l’agriculture avec des mesures fortes comme  le renforcement des aides régionales à la modernisation et à la transmission des exploitations, l’anticipation des aléas climatiques par la maîtrise de l’eau et par un approvisionnement local en matière de fourrage, la création de nouveaux débouchés à travers le soutien à l’export ou l’approvisionnement 100% viande française dans les cantines ou les selfs des lycées…
Il n’y a pas d’avenir sans agriculture, ni pour notre pays, ni pour notre région. L’agriculture est un facteur de compétitivité, d’attractivité mais également d’identité car la ruralité est dans l’ADN de nos territoires. J’ai la conviction qu’avec un peu de volonté politique et en activant les leviers économiques de la Région, nous pouvons aider et protéger concrètement nos agriculteurs.
Bruno RETAILLEAU