La dette régionale s’envole alors que tous les grands projets régionaux sont cloués au sol !

Cette semaine, lors de la session du Conseil régional, les résultats du compte administratif de la Région pour l’année 2014 ont été communiqués.

Ces résultats, qui donnent une photographie précise de la situation budgétaire du Conseil régional, sont sans appel : en 11 années, la gauche a coupé les ailes de la Région. Tous les grands indicateurs financiers de la Région sont au rouge : les recettes diminuent, les dépenses augmentent et donc sans surprise, la dette explose. Elle a été multipliée par 5 depuis que la gauche dirige la Région, passant de 263 millions d’euros en 2004 à 1, 42 milliard d’euros aujourd’hui ! C’est 100 millions de plus à rembourser chaque année !

Si encore cet endettement était synonyme d’investissement, de grandes infrastructures pour le développement et l’attractivité de la région… Mais la vérité, c’est que pendant que la dette régionale s’envole, tous les grands projets régionaux sont cloués au sol, de l’aéroport de Notre Dame des Landes à l’autoroute A831 en passant par le franchissement de la Loire. Même des projets qui viennent d’être réalisés par le Conseil régional sont aujourd’hui bloqués comme l’ouverture de la ligne ferroviaire Nantes/Saint-Gilles-Croix-de-Vie/Pornic, qui vient d’être reportée en septembre sur ordre de la SNCF !

Cette impuissance est grave : comment une Région qui est incapable de faire entendre sa voix auprès de la SNCF pourrait-elle être entendue par l’Etat ou l’Union Européenne ? Comment une majorité régionale qui compte en son sein des élus Verts qui sont contre les autoroutes, les aéroports ou les LGV pourrait-elle débloquer les grands projets routiers, ferroviaires ou aéroportuaires dont notre région a tant besoin ?

La vérité c’est qu’aujourd’hui, la Région s’endette, non pas pour financer les grandes infrastructures d’avenir mais pour appliquer les vieilles recettes du passé comme l’augmentation du nombre de fonctionnaires, la multiplication des « machins » administratifs, l’explosion des dépenses courantes et du train de vie de la collectivité régionale. La gauche a beau jeu d’annoncer des économies à quelques mois des élections régionales, elle a eu plus de 10 années pour en faire ! La ficelle est un peu grosse, trop grosse pour ne pas voir que la gauche essaie de masquer son bilan et de sauver le soldat Clergeau.