Nous ne construirons pas notre avenir collectif sur le rejet de nos racines communes

J’ai pris connaissance avec satisfaction de la décision de la Cour Administrative d’Appel de Nantes, qui vient d’affirmer que la présence d’une crèche dans le hall du Conseil départemental de la Vendée était parfaitement légale.

C’est une décision de bons sens, et c’est aussi une victoire juridique et politique.

• Une victoire juridique car la Cour d’Appel confirme ce que j’ai toujours défendu : la laïcité, ce n’est pas la négation de notre patrimoine ; la crèche est une référence culturelle et affective que partagent beaucoup de Français, qu’ils croient au ciel ou qu’ils n’y croient pas.

• Une victoire politique, car ce jugement confirme que j’ai eu raison de ne rien céder : ni à ceux qui me conseillaient de me résigner, ni à ceux que me demandaient d’entrer dans l’illégalité. J’ai fait appel, tout en refusant de m’opposer à la première décision qui m’obligeait à enlever la crèche. Si je m’étais obstiné, cette affaire aurait viré à la croisade personnelle d’un responsable public contre la justice, et aurait donc occulté le fond de l’affaire, auquel je tenais par-dessus tout.

Je pense que ma position d’hier permet aujourd’hui d’obtenir un jugement clair et serein. J’en appelle désormais à l’apaisement et à l’unité. Dans cette période difficile, les Français ont besoin de se rassembler. Et nous ne construirons pas notre avenir collectif sur le rejet de nos racines communes.

Bruno RETAILLEAU