#STX : C’est la traduction industrielle de la politique de « l’en même temps » chère à Emmanuel Macron

Le Président de la République a officialisé l’accord avec Fincantieri.
Cet accord prévoit que Français et Italiens disposent chacun de 50% des parts de STX, mais que l’Etat français « prête » 1% à Fincantieri, permettant de fait à l’entreprise italienne d’être majoritaire au capital des chantiers de Saint Nazaire.
C’est la traduction industrielle de la politique de « l’en même temps » chère à Emmanuel Macron, une solution censée satisfaire tout le monde mais qui en réalité ne règle rien. En effet, quelle visibilité pour les clients qui ne sauront pas exactement qui, des italiens ou des français, pilotera le navire STX ? Quelle visibilité pour les salariés puisque nous n’avons aujourd’hui aucune garantie sur le maintien des emplois et des savoir-faire à Saint Nazaire ?
Par ailleurs, pourquoi ce qui était mauvais hier ne l’est plus aujourd’hui ? Pourquoi avoir nationalisé temporairement STX en juillet au motif que Fincantieri ne devait pas devenir majoritaire, pour ensuite lui accorder cette majorité en septembre ? De même, pourquoi l’Etat français apporte-t-il 100% des garanties financières alors que les Italiens sont majoritaires ?
Aussi, parce que la Région des Pays de la Loire est un partenaire financier de premier plan des chantiers, nous demandons que l’Etat nous transmette le pacte d’actionnaires ainsi que l’ensemble des clauses de l’accord passé avec Fincantieri. C’est à lui qu’il revient désormais de dissiper les craintes légitimes sur l’avenir de STX.